Rideaux de fer baissés et allées inhabituellement désertes. Le grand marché de Bunia, considéré comme le poumon économique de la capitale provinciale de l’Ituri, a tourné au ralenti jeudi à la suite d’une opération de contrôle menée par la Direction générale des impôts (DGI).
Selon plusieurs opérateurs économiques, cette opération fiscale a rapidement suscité une vague d’inquiétude parmi les commerçants, certains dénonçant un manque de clarté dans les réclamations fiscales formulées par les agents de la régie financière.
Dès les premières heures de la matinée, de nombreuses boutiques et magasins sont restés fermés. Des commerçants parlent d’une grève préventive, craignant d’éventuelles sanctions financières qu’ils jugent« mal expliquées ».« Nous ne fuyons pas l’impôt, mais nous exigeons de la clarté »
, confient plusieurs vendeurs rencontrés sur place, qui appellent les autorités fiscales à faire preuve de pédagogie dans l’application des mesures de contrôle.
La paralysie partielle du marché n’a pas seulement affecté les commerçants.
De nombreux clients venus s’approvisionner, ont trouvé portes closes, perturbant ainsi la chaîne d’approvisionnement pour plusieurs ménages de la ville et des localités environnantes.
Le grand marché de Bunia constitue en effet l’un des principaux centres d’échanges commerciaux de la province de l’Ituri, alimentant une grande partie de la ville en produits de première nécessité.
Alors que la tension reste palpable entre les opérateurs économiques et les services fiscaux, aucune communication officielle n’a encore été faite par la DGI pour clarifier la situation.
Face à cette incertitude, les commerçants plaident pour l’ouverture rapide d’un dialogue avec les autorités fiscales afin d’éviter une crise plus profonde, susceptible d’affecter durablement l’activité économique de la ville.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia




