Dans son communiqué partagé dans la soirée du mercredi 11 mars sur l’attaque de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, controlée depuis plus d’une année par la rébellion de l’AFC-M23, le Gouvernement congolais dit suivre avec « la plus grande attention » la situation.
Kinshasa affirme que toutes les dispositions sont déjà prises pour établir les circonstances exactes et l’origine des explosions qui selon les autorités locales (AFC-M23), ont fait trois mois morts (bilan provisoire, Ndlr) dont la française Karine Buisset, travaillant au sein de l’UNICEF.
Le Gouvernement congolais a par ailleurs salué l’engagement « remarquable » des acteurs humanitaires qui interviennent dans la zone qui pour les autorités congolaises, leur présence permet à atténuer les souffrances des populations.
Dans le même sens, Kinshasa indique que leurs actions contribuent non seulement à secourir des civils, mais aussi et surtout à documenter les crimes et à faire progresser la quête de justice pour les victimes.
Pour les autorités congolaises, tout ce qui se passe dans l’Est est la conséquence directe de l’agression rwandaise au travers la rébellion de l’AFC-M23, réaffirmant son attachement au Droit international humanitaire.
Lors d’une conférence de presse animée mercredi à Goma, la rébellion a clairement accusé Kinshasa de vouloir la « décapiter », en ciblant sa hiérarchie dans des attaques aux drones qui se sont multipliées ces derniers jours.
Le mouvement rebelle a dans un autre sens, dénoncé ce qu’il a qualifié de « l’hypocrisie de la Communauté internationale » face à la violation du cessez-le-feu dans les zones qu’il occupe dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Jusqu’ici, hormis l’agent humanitaire de nationalité française, deux autres civils ont péri dans cette attaque aux drones aux côtés des dégâts matériels, une attaque que le mouvement rebelle attribue au Gouvernement congolais.
Guerschom Mohamed Vicci




