Le ministère des Finances a publié le 5 mars à Kinshasa, un communiqué officiel rappelant aux opérateurs des jeux d’argent leurs obligations fiscales. Ce document concerne notamment les entreprises organisant les paris sportifs, les casinos, les loteries et les concours de pronostic opérant sur l’ensemble du territoire national.
Dans ce communiqué signé par Alain Malata Kafunda, les autorités financières précisent que les opérateurs concernés doivent s’acquitter de deux principales taxes : celle liée à l’autorisation d’exploitation des entreprises de jeux de hasard, et la taxe ad valorem appliquée sur les gains versés aux joueurs.
Le ministère indique également que les opérateurs doivent se présenter auprès de la Direction de la réglementation financière afin de retirer leurs notes de perception pour procéder au paiement des taxes exigées. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des dispositions prévues par la loi de finances et l’ordonnance-loi fixant la nomenclature des droits, taxes et redevances du pouvoir central.
Selon les précisions fournies, la taxe sur l’autorisation d’exploitation est annuelle, tandis que celle appliquée sur les gains des joueurs doit être payée mensuellement, au plus tard le 15 du mois suivant celui durant lequel les gains ont été versés aux bénéficiaires.
Par ailleurs, le ministère des Finances exige de toutes les sociétés exploitant les jeux d’argent sans autorisation officielle de se faire identifier, et d’introduire leurs dossiers auprès des services compétents avant le 31 mars 2026. Passé ce délai, les contrevenants s’exposent à des sanctions conformément aux dispositions légales en vigueur.
Pascal Nduyiri






