Sur l’axe routier Bunia–Mungbwalu, en province de l’Ituri, les chauffeurs de transport de marchandises et de personnes alertent sur la multiplication de barrières illégales et des paiements informels qui pèsent sur leur activité.
Dans un courrier adressé aux autorités provinciales, ils demandent la suppression de ces obstacles, jugés“insoutenables”pour la rentabilité du transport.
Selon Bienvenu Lumery, président provincial des parkings de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), ces taxes non officielles sont prélevées à plusieurs reprises le long du trajet, notamment entre la Centrale–Solenyama, dans le territoire d’Irumu, et Bambou, en territoire de Djugu.
« Ces paiements répétés alourdissent considérablement nos coûts d’exploitation et mettent en péril la survie de nos activités »,explique-t-il.
Les montants exigés par certains postes de contrôle varient entre 1 000 et 30 000 Francs congolais, selon le lieu et l’autorité en place. Dans ces conditions, les transporteurs peinent à dégager un bénéfice suffisant. Un véhicule peut générer environ 1 200 000 francs congolais par voyage, mais les charges opérationnelles incluant carburant, frais divers et paiements informels peuvent atteindre 700 000 francs, laissant une marge étroite et vulnérable aux aléas mécaniques ou techniques.
Face à cette situation, il a estimé que la confiance entre les usagers de la route et les services de sécurité est fragilisée.
« Nous souhaitons simplement travailler dans de bonnes conditions, sans tracasseries ni paiements illégaux », insiste Bienvenu Lumery, appelant le gouvernement provincial à intervenir rapidement.
À défaut de réaction, un mouvement de grève est envisagé, avec pour objectif de contraindre les autorités à assainir les postes de contrôle sur cet axe stratégique reliant Bunia à la zone minière de Mungbwalu.
Les transporteurs redoutent que l’absence de mesures ait des conséquences économiques importantes pour la population locale.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






