Vingt-sept civils enlevés dans la chefferie de Walese Vonkutu, en territoire d’Irumu (Ituri), ont retrouvé leur liberté ce mardi, après plusieurs jours de détention aux mains des terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF).
Selon des sources locales, ces victimes avaient été capturées lors d’incursions attribuées à ce groupe armé actif dans l’Est de la République démocratique du Congo. Leur libération serait survenue après le paiement de rançons exigées par les ravisseurs.
Christophe Munyanderu, coordonnateur de la Convention pour le respect des droits humains (CRDH) dans la zone, a fermement dénoncé ces pratiques qu’il qualifie d’inhumaines.
Selon cet acteur, les familles des otages auraient reçu des appels réclamant des montants variant entre 5 000 et 10 000 dollars américains pour obtenir la libération de leurs proches.
« Il est crucial que les autorités prennent conscience des souffrances infligées à la population », a déclaré Munyanderu, pointant du doigt l’impunité persistante dont bénéficieraient les ADF dans plusieurs zones du territoire d’Irumu.
Face à cette situation alarmante, la CRDH exhorte le gouvernement central à intensifier les interventions militaires contre ces ADF, et à renforcer les mesures de protection des civils.
Dans l’Est du pays, la situation humanitaire reste préoccupante, marquée par des déplacements massifs de populations et des besoins urgents en sécurité, en alimentation et en soins de santé.
La libération des 27 civils apporte un soulagement aux familles concernées, mais elle met une fois de plus en lumière la persistance de l’insécurité dans certaines zones rurales de l’Ituri, où les groupes armés continuent de menacer les communautés locales.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia




