La chefferie des Bahema Badjere est en émoi après l’assassinat de son président de la société civile. Ce drame est survenu dans la nuit du mercredi 4 à ce jeudi 5 février, selon des sources locales.
Des témoins rapportent que des hommes armés, présumés membres de la rébellion de la Convention pour la révolution populaire (CRP), l’ont abattu. Les circonstances exactes de cet assassinat demeurent floues, et aucune communication officielle des autorités n’a été faite jusqu’à présent.
Des images circulant sur les réseaux sociaux laissent entrevoir que la victime a été touchée par des balles sur la tête.
Cet événement a provoqué un climat de peur et d’indignation parmi les habitants et les acteurs de la société civile, qui dénoncent une grave atteinte à la sécurité des leaders communautaires.
Un contexte sécuritaire préoccupant
La localité de Bule fait face à une dégradation de la situation sécuritaire depuis plusieurs semaines. La région subit régulièrement des affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les combattants de la CRP. Ces violences, signalées depuis décembre 2025, ont lourdement impacté les populations civiles, entraînant des déplacements forcés et une paralysie des activités socio-économiques.
Appels à des enquêtes et à la sécurité
À la suite de cet assassinat, plusieurs voix au sein de la société civile appellent les autorités provinciales et nationales à ouvrir une enquête approfondie pour identifier les auteurs. Ils insistent sur la nécessité de renforcer les mesures de sécurité pour protéger les civils et les leaders communautaires.
La mort du président de la société civile des Bahema Badjere rappelle la fragilité persistante de la paix dans le territoire de Djugu, où la population continue de subir les conséquences de l’insécurité armée.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia




