Washington, D.C., 26 janvier 2026 – L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exprimé ses regrets suite à la notification de retrait des États-Unis, avertissant que cette décision diminue la sécurité sanitaire tant pour les États-Unis que pour le reste du monde.
Membre fondateur, les États-Unis ont contribué de manière significative aux succès majeurs de l’OMS, dont l’éradication de la variole et les avancées contre la polio, le VIH, Ebola, la grippe, la tuberculose, le paludisme, les maladies tropicales négligées, la résistance aux antimicrobiens et la sécurité alimentaire.
La notification de retrait sera traitée par le Conseil exécutif de l’OMS à partir du 2 février 2026, puis par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2026.
Face aux déclarations américaines reprochant à l’OMS d’avoir « sali » le pays et compromis son indépendance, l’organisation a insisté sur son engagement constant et respectueux envers les États-Unis, comme envers tous les États membres.
Sur les accusations de défaillances pendant la pandémie de COVID-19, notamment un retard ou une dissimulation d’informations, l’OMS a maintenu qu’elle a réagi efficacement et de manière transparente. Elle a partagé rapidement toutes les informations disponibles et conseillé les États sur la base des meilleures preuves scientifiques.
Dès le 31 décembre 2019, après les premiers rapports de Wuhan, l’OMS a sollicité des précisions auprès de la Chine et activé ses protocoles d’urgence. Le 11 janvier 2020, après le premier décès en Chine, des alertes mondiales avaient été lancées, des experts réunis et des recommandations publiées.
Le 30 janvier 2020, l’urgence de santé publique de portée internationale a été déclarée, avec moins de 100 cas et aucun décès hors de Chine. Le Directeur général a multiplié les appels à l’action immédiate, qualifiant le virus d’« ennemi public numéro un ».
L’OMS a conseillé l’usage des masques, vaccins et distanciation sans imposer de mesures obligatoires, laissant la souveraineté aux gouvernements. Après les revues de la pandémie, elle a amélioré ses processus et renforcé l’appui aux capacités nationales, y compris celles des États-Unis.
L’organisation a nié toute poursuite d’un agenda politisé au détriment des intérêts américains, rappelant son rôle neutre au service des 194 États membres.
Elle a mis en avant la collaboration actuelle, notamment l’adoption de l’Accord sur les pandémies en 2025 et les négociations en cours sur un système d’accès et de partage équitable des pathogènes, vaccins, traitements et diagnostics.
L’OMS espère un réengagement futur des États-Unis et reste attachée à sa mission : promouvoir la santé comme droit fondamental pour tous.
Claudia N. I




