Toutes les activités ont tourné au ralenti mardi 14 janvier 2026 dans la ville de Butembo, au Nord-Kivu. Les habitants ont répondu à l’appel lancé par la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression pour dénoncer la persistance de l’insécurité.
Dès les premières heures de la matinée, écoliers et élèves ont été renvoyés à la maison. Au centre-ville, les boutiques, galeries, magasins, maisons de microfinance et autres établissements commerciaux ont gardé leurs portes fermées. Seuls quelques vendeurs de produits vivriers ont été aperçus le long des routes principales.
Au marché central, les activités ont timidement continué malgré la faible affluence de clients. La circulation, elle, est restée modérée, bien que les conducteurs de motos-taxis aient poursuivi leurs activités.
Cette mobilisation intervient quelques jours après l’assassinat de deux personnes par des bandits armés. Dans la soirée du 7 janvier dernier, deux personnes ont été tuées dont un agent de la PNC et un civil à Kihathe, quartier Mutiri encommune de Bulengera, par des hommes armés non identifiés.
En réaction à cette journée, le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général-major Evariste Kakule Somo déplore cette façon d’agir de la population. Il appelle les différentes couches sociales à joindre leur effort à la gouvernance participative pour éradiquer l’insécurité.
« Nous étions ici, nous avons discuté avec tout le monde à joindre toute leur énergie à la gouvernance participative et à la sécurité collective pour qu’ensemble, nous puissions détecter les méchants et les mettre hors de temps de nuire », a-t-il déclaré.
Le Gouverneur militaire du Nord-Kivu menace de dissoudre ces organisations qui ne contribuent pas au développement de la ville. Il appelle à une responsabilité avant l’organisation de toutes manifestations.
Claudine Mulengya






