Le camp militaire de Ndoromo, en périphérie de Bunia a été jeudi, le cadre d’une cérémonie marquant la fin d’une formation intensive destinée à renforcer les capacités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Depuis le 24 novembre, 180 soldats, provenant du Bataillon Tigre et de la Compagnie Reconnaissance, ont suivi une formation accélérée au combat en milieu forestier. Cette initiative, orchestrée par des instructeurs du contingent brésilien de la MONUSCO, a combiné théorie et pratique entre le site de Jango (32e région militaire) et le camp Ndoromo.
Préparation face aux défis sécuritaires
L’objectif de cette formation est clair : préparer les FARDC à faire face aux groupes armés opérant dans les zones forestières difficiles d’accès. Le colonel Atila, responsable de la formation, a souligné l’importance d’acquérir des compétences en techniques de combat en jungle, navigation terrestre, et respect des droits humains. Les soldats ont également été formés à des interventions complexes comme la descente en rappel depuis un hélicoptère, pour des opérations dans des territoires comme Mambasa et Djugu.
Un appel à l’action et à la bravoure
Le Général Antoine-David Mushimba, commandant de la 32e région militaire, a salué cette collaboration entre la MONUSCO et les FARDC. Il a exhorté les soldats à appliquer les enseignements reçus sur le terrain, en les incitant à incarner la force et le courage.« Vous êtes désormais des tigres, prêts à défendre votre patrie », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de faire preuve de bravoure face aux défis à venir.
En 2025, plus de 1000 militaires des FARDC ont bénéficié de l’expertise des Casques bleus de la MONUSCO, soulignant l’importance d’une coopération solide pour la sécurité des civils face aux menaces des groupes armés en Ituri, ainsi qu’au Nord et Sud-Kivu.
La cérémonie a également vu la présence de Josiah Obat, chef du bureau de la MONUSCO en Ituri, et du Général Md. Saiful Alam Bhuiyan, commandant du Secteur nord de la force de la MONUSCO, illustrant ainsi un engagement collectif pour la paix et la sécurité dans la région.
Chadrack Byaruhanga depuis Bunia






