Deux jours, soit du 16 au 17 décembre, ont suffi à l’Action pour les droits solidaires (ADS) pour mettre 25 journalistes et blogueurs au parfum des Droits à la santé sexuell et reproductive.
Le contexte est brutal : les trente longues années de conflits armés persistants dans l’Est de la République de la République démocratique du Congo et particulièrement au Nord-Kivu, ont non seulement accentué les Violences sexuelles et basées sur le genre (VBG), mais aussi limité l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive.
Dans ce contexte difficile, les journalistes ont un rôle important à jouer : informer et sensibiliser le public, qui se retrouve alors parmi les victimes et survivants de ces années de guerre.

« Ils [journalistes] sont proche du public. Ils sont formés pour qu’ils puissent informer le public à leur tour », a d’ailleurs lancé madame Carine Akasa, facilitatrice de cet atelier, responsabilsant les journalistes et blogueurs sur leur rôle.
Pour y arriver, plusieurs modules ont alors été passés en revue. Carine Akasa évoque notamment les Droits à la santé sexuelle et reproductive ; focus sur les droits de femmes ; Violences basées sur le genre (VBG) et l’accès à l’avortement sécurisé, inscrit dans le protocole de Maputo.
« Nous attendons à leur tour qu’ils puissent sensibiliser la communauté », a insisté la facilitatrice, tout en encourageant l’ensemble de la population et particulièrement les femmes, à dénoncer. « Nous avons insisté sur les violences psychologiques que nous commettons d’une façon ou d’une autre ».
De son côté, Jemima Kamala de l’ADS a rappelé que la question de la santé sexuelle et reproductive ne concerne pas que les prestataires de santé, mais toutes les couches sociales.
Guerschom Mohamed Vicci




