Le Droit international humanitaire (DIH) a été remis en cause dans la localité de Mudaka, en territoire de Kabare dans la province du Sud-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo.
Depuis le début de semaine, les affrontements se sont intensifiés dans le Sud-Kivu, notamment autour de Kamanyola et Kaziba, où les Forces armées de la République démocratique du Congo, appuyées par les résistants Wazalendo font face aux rebelles du M23-AFC.
Ce jeudi, à Mudaka, dans le territoire de Kabare, une ligne rouge a été franchie : des écoliers se sont retrouvés entre des tirs croisés et depuis, coincés dans des salles de classe dans des écoles. Comme conséquence, des écoliers ont été gravement blessés par des balles « perdues » alors qu’ils étaient dans des salles, et ne participant pas directement aux combats entre les belligérants.
Cette situation devrait rappeler aux parties impliquées (FARDC et M23), la nécessité de respecter scrupuleusement le Droit international humanitaire (DIH), qui souligne que toute attaque contre une école ou un hôpital constitue des crimes de guerre.
Malgré la pression et la colère, dans une guerre, il y a des principes et des limites que les belligérants ne doivent pas en aucun cas franchir pour protéger les civils, qui ne participent pas directement à la guerre.
Guerschom Mohamed Vicci






