Dans le cadre de l’opérationnalisation de la feuille de route sur la révision budgétaire 2025-2026, le Ministère de finances, du budget et de l’économie numérique a organisé mercredi 19 novembre à Bujumbura, une réunion de sensibilisation et d’orientation stratégique sur la révision budgétaire 2025-2026 à l’endroit des Ministres et des Gouverneurs des provinces, conformément à la réforme administrative sur la décentralisation et la déconcentration, ainsi que d’autres intervenants en matière du budget de l’État.
Le Ministre des finances, du budget et de l’économie numérique, Alain Ndikumana a présenté les grandes orientations lors de cette rencontre cruciale. Il a indiqué que le budget révisé 2025-2026 sera résolument tourné vers l’avenir.
« Dans le budget révisé de 2025-2026, nous nous sommes basés plus sur des investissements que sur le fonctionnement », a-t-il déclaré.
Cette approche privilégie ainsi les activités porteuses de croissance et les projets dont les crédits sont déjà engagés.
Une attention particulière sera également accordée aux besoins nécessaires pour la mise en œuvre effective de la décentralisation et de la déconcentration administrative. Cette orientation confirme la volonté du Gouvernement burundais d’opérationnaliser cette réforme majeure, en dotant les entités décentralisées des moyens nécessaires à leur autonomie.
Le Ministre Ndikumana a insisté sur le fait que la révision budgétaire devrait impérativement aller de pair avec la sécurisation macroéconomique. Pour y parvenir, il a détaillé les objectifs stratégiques dont l’amélioration de la gestion des finances publiques, la mobilisation accrue des ressources internes et externes, la maîtrise des dépenses et le renforcement de la discipline budgétaire, l’assurance d’une bonne coordination entre la politique monétaire, budgétaire et de change, ainsi que la stabilisation du secteur financier ; et l’amélioration de la transparence et de la gouvernance.
Ces ambitions ne resteront pas lettre morte. Le Ministre a listé une série d’actions concrètes destinées à les concrétiser. Parmi les leviers identifiés figurent le renforcement du système fiscal, la digitalisation des taxes, et un suivi rigoureux des machines à facturation électronique. Le secteur minier est également en ligne de mire, avec l’objectif d’augmenter la production. Enfin, la digitalisation des titres fonciers et la valorisation du patrimoine immobilier de l’État complètent ce dispositif, destiné à booster les recettes.
« Tous ces efforts vont contribuer à assurer l’autonomisation financière progressive du Burundi », a souligné Alain Ndikumana.
Le Ministre a rappelé la dimension éminemment politique de la discipline financière. Il a affirmé avec conviction que la rigueur budgétaire n’est pas une option technique, mais une volonté politique qui conditionne la souveraineté d’un Etat. Une déclaration qui place la maîtrise des finances publiques au cœur des enjeux de souveraineté nationale pour le Burundi.
Dodo Muhindo






