Le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO) alerte sur des menaces d’arrestation qui pèsent sur les directeurs des prisons de Beni, Butembo et Lubero, en province du Nord-Kivu. Ces derniers sont accusés de ne pas avoir remboursé à temps les dettes contractées pour nourrir les détenus, faute de subvention étatique.
Dans un communiqué publié vendredi 11 octobre, le REDHO rappelle que depuis le début de l’année, les établissements pénitentiaires de Beni (Kangwayi), Butembo (Kakangura) et Lubero n’ont reçu aucun appui de l’État. Pour garantir un minimum de survie aux détenus, les gestionnaires de ces prisons ont été contraints de s’endetter auprès des fournisseurs locaux de vivres.
Cependant, les dettes accumulées restent impayées et certaines entreprises menacent de faire arrêter les directeurs de prison, mettant en péril leur liberté, mais aussi le fonctionnement même des maisons carcérales.
Le REDHO déplore également le silence de l’État congolais face à cette situation, qui touche directement les droits fondamentaux des détenus. « Ces dettes sont à la base de menaces d’arrestation et risquent de conduire à la saisie des biens personnels des gestionnaires », peut-on lire dans le communiqué.
L’organisation de défense des droits humains appelle le ministre de la Justice à une intervention urgente pour garantir la survie des détenus, et la sécurité des gestionnaires des prisons dans le Grand Nord-Kivu.
Claudine Mulengya






