La République démocratique du Congo et le Rwanda, en conflit ouvert depuis la résurgence de la rébellion de l’AFC-M23 dans l’Est de la RDC, se sont convenus de faire avancer le processus de Washington.
Dans un communiqué conjoint partagé le mercredi 24 septembre, Kinshasa et Kigali se sont mis d’accord de commencer la mise en oeuvre de l’accord de paix de Washington, d’ici le 1er octobre prochain.
Selon le document relayé par Reuters, et signé par toutes les parties prenantes dont les États-Unis d’Amérique, le Qatar, le Togo et la Commission de l’Union africaine, l’accord conclu le 17 et 18 septembre dernier à Washington, précise que la mise en place de ces mesures de sécurité se fera « dans le cadre d’un accord négocié sous la médiation des États-Unis le mois prochain ».
Les premières cibles de cette mise en oeuvre : les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), principal sujet de discorde entre la RDC et le Rwanda. Des opérations militaires seront menées pour « éliminer la menace posée par le groupe armé des FDLR ».
L’issue de ces opérations conduira au « le retrait des troupes rwandaises débuteront entre le 21 et le 31 octobre », selon des sources proches du dossier citées par Reuters.
L’accord prévoit la levée « progressive » des mesures défensives instaurées par le Rwanda, suivant l’accord signé en 2024 dans le cadre du processus de Luanda. Selon le calendrier relayé par Reuters, la feuille de route devra être finalisée d’ici la fin de l’année 2025.
Guerschom Mohammed Vicci






