Le Gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC-M23 ont signé le mécanisme d’échange des prisonniers, l’un des points inscrits dans la Déclaration de principes signée le 19 juillet dernier à Doha, au Qatar.
Au lendemain de cette signature, le document a été « officiellement » remis au Comité international de la Croix-rouge (CICR), qui jouera d’intermédiaire neutre lors des opérations visant l’échange des prisonniers.
Le CICR interviendra dans les opérations d’identification, de vérification et de libération sécurisée des détenus. Cette signature marque ainsi une étape décisive pour la poursuite des négociations entre Kinshasa et l’AFC-M23.
Déjà, le Comité international de la Croix-rouge est intervenu entre le 30 avril et 15 mai, lors du transfert de plus de 1 300 militaires des FARDC et éléments de la Police nationale congolaise de Goma vers Kinshasa.
Ce point ayant trouvé une issue, la seconde reste néanmoins difficile à résoudre : la mise en place du cessez-le-feu. Ce qui rend la donne compliquer, c’est la présence des résistants Wazalendo, qui échappent au contrôle de Kinshasa, bien que ces milices locales collaborent avec les Forces armées de la République démocratique du Congo.
Lors d’une conférence animée à Goma le 07 août dernier, Bertrand Bisimwa, coordonnateur politique adjoint de l’AFC-M23 avait indiqué que la délégation qui se trouvait à Doha, réduite à deux personnes, ne devrait que discuter de ces deux points. Pour lui, les deux points sont essentiels pour la suite des pourparlers.
Sur le terrain, la rébellion se renforce. Pas plutard qu’hier dimanche 14 septembre, 7 437 commandos issus des FARDC, des résistants Wazalendo et d’autres groupes armés locaux ont fini leur formation de six mois. Ce renforcement ramene de nombreuses interrogations sur la suite des pourparlers et les résultats des résolutions, qui seront prises.
Guerschom Mohammed Vicci




