Un accord a été conclu entre le Gouvernement ougandais et les États-Unis, autour de la question d’accueil des migrants qui devraient être renvoyés vers des pays africains.
Vincent Bagiire Waiswa, secrétaire permanent du ministère ougandais des Affaires étrangères, l’a fait savoir dans un communiqué ce jeudi 21 août.
« Dans le cadre de la coopération bilatérale entre l’Ouganda et les États-Unis, un accord de coopération pour l’examen des demandes de protection a été conclu », a-t-il déclaré.
Il s’agira, indique son communiqué des ressortissants de pays tiers qui pourraient ne pas obtenir l’asile aux États-Unis, et qui hésitent ou pourraient avoir des inquiétudes quant à un retour dans leur pays d’origine.
Cependant, cet asile ne sera pas de l’apanage de tous les demandeurs : « Il s’agit d’un arrangement temporaire assorti de conditions, notamment l’exclusion des personnes ayant un casier judiciaire et des mineurs non accompagnés », a ajouté Vincent Bagiire.
Rappelons-le, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, son administration a négocié plusieurs accords critiques, qui lui ont déjà permis d’envoyer des étrangers vers le Rwanda, le Soudan du Sud, l’Eswatini ou le Salvador, des pays dont ces migrants n’étaient souvent pas originaires.
Quant au Rwanda par exemple, Le pays a annoncé plus tôt ce mois-ci qu’il accueillerait jusqu’à 250 personnes expulsées des États-Unis, dans le cadre d’un accord conclu avec Washington.
Pourtant, selon l’ONU, les pays d’Afrique de l’Est accueillent jusqu’à 1,7 million de réfugiés, ce qui fait que, selon Vincent Bagiire que ces pays : « préfèrent également que les personnes originaires de pays africains soient celles transférées vers l’Ouganda ».
Marcus Akenda




