Ça passe ou ça casse pour les élèves finalistes de l’humanité : la session ordinaire de la 58ème édition de l’examen d’État a été lancée ce lundi 28 juillet sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.
Dans la province éducationnelle Nord-Kivu 1, 23 323 candidats dont 11 319 filles soit 49,5% passent ces examens dans des entités sous contrôle de la rébellion du M23-AFC.

Ces candidats sont éparpillés dans 68 centres de passation installés dans l’ensemble de la province éducationnelle Nord-Kivu 1. Pour le Proved intérimaire, Mashagiro Ngagi, ces chiffres représentent un engagement renouvelé envers l’éducation, « malgré un contexte de turbulence sociale » en République démocratique du Congo.
« Il s’agit d’une opportunité pour ces jeunes de tracer leur avenir sous les cieux que tous espèrent plus cléments dans les années à venir », indique Mashagiro Ngagi. Le Vice-gouverneur du Nord-Kivu sous l’AFC-M23, Schadrack Amani, de son côté, encourage ces candidats à donner les meilleurs d’eux-mêmes, s’ils espèrent un jour prendre la relève et relever le défi du temps actuel.
« Nous ne pouvons que vous encouragez parce que c’est vous qui êtes le Congo de demain, qui allez lutter contre la corruption, discours de haine et pour en arriver là, il faudra que vous soyez des cadres et pour devenir cadre, il faut avoir affronté de telles épreuves », insiste-t-il.

Sur l’ensemble de la province du Nord-Kivu sous contrôle du M23-AFC, 31 381 finalistes dont 14 363 filles soit 45,7% sont inscrits. Ces candidats sont placés dans 102 centres de passation dont 67 dans la ville de Goma, les territoires de Nyiragongo et de Rutshuru, 31 à Masisi, 3 centres à Walikale et 1 à Kigali, capitale de la République du Rwanda. Pour ce premier jour, les élèves ont été confrontés à la culture générale.
Dans une partie des provinces du Nord et du Sud-Kivu, la situation sécuritaire demeure préoccupante avec des affrontements récurrents entre les rebelles du M23-AFC et les résistants Wazalendo, installant un climat de peur dans le chef des habitants, particulièrement auprès des élèves finalistes.
Pour pallier les parents de défi économique, le Gouvernement Congolais s’est engagé à payer complètement les frais de participation à ces épreuves, permettant aux finalistes de les passer dans les meilleures conditions, malgré les inquiétudes sécuritaires.
Guerschom Mohammed Vicci




