Les activités transfrontalières entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda ont repris jeudi 10 juillet, notamment par les postes de Bunagana et Ishasha, dans le territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu. Cette reprise intervient après plus de trois ans de fermeture, suite au conflit armé entre les rebelles du M23 et les FARDC.
La cérémonie officielle de réouverture a été présidée à Bunagana par le Gouverneur du district ougandais de Kisoro, Abel Hitimana, en présence des autorités locales de la RDC installés par le M23-AFC, ainsi que des autorités civiles et militaires de la République d’Ouganda. Dans son allocution, Abel Hitimana a salué la reprise des échanges avec la RDC.
« Mes frères congolais, vous êtes là, les choses sont devenues normales. Nous avons une même culture. Laissez-moi remercier le chef de l’État Yoweri Museveni, d’avoir donné l’ordre. C’est ce que nous attendions depuis longtemps », a déclaré le Gouverneur du district de Kasoro.
Kinshasa n’a jusqu’ici réagi quant à cette réouverture transfrontalière. Les activités reprennent pendant que l’entité est sous contrôle des rebelles du M23.
Le chef d’état-major général de l’armée ougandaise, le Général Muhoozi Kainerugaba a rencontré le mois dernier, la haute sphère décisionnelle de la République démocratique du Congo. Avec Tshisekedi, les deux hommes ont échangé durant de longues heures, avant le retour de Kainerugaba à Kampala : le contenu des discussions n’a pas fuité.
Depuis novembre 2021, les armées de deux pays (FARDC et UPDF) sont engagées dans des opérations conjointes, notamment contre les terroristes ADF dans la région de Beni au Nord-Kivu et Irumu en Ituri. La présence de Muhoozi Kainerugaba à Kinshasa se justifiait par la signature d’un mémorandum d’entente revisé de l’opération « Shujaa », qui a étendu sa zone d’intervention dans la majeure partie de l’Ituri, apportant son appui au Gouvernement congolais dans la lutte contre les groupes armés locaux et étrangers.
La Rédaction




