Vingt-cinq personnes dont 24 militaires de Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été condamnées mardi 08 juillet à Lubero-centre, à des peines allant de 5 à 20 ans de prison, assorties d’amendes et de dommages-intérêts de 25 mille dollars américains.
Le Tribunal militaire garnison de Butembo-Lubero qui a prononcé cette sentence aux termes des audiences foraines tenues du 28 juin au 08 juillet à Lubero-centre, reproche à ces personnnes dont deux ont écopé de la peine capitale, des violations graves des droits humains dont les violences sexuelles, notamment 14 cas de viols sur mineures et meutres de civils.
Ces audiences visaient non seulement à lutter contre l’impunité et servir d’exemple, pour rappeler aux hommes servant sous le drapeau que la justice reste active, même dans des zones de guerre où les violences sont constantes.
Me Lydie Kake, avocate de plusieurs victimes a poussé un ouf de soulagement à l’issue du procès, expliquant que nombreuses de ses protégées commençaient à perdre espoir.
« Ça a été un soulagement pour [les victimes]. Certaines croyaient que leur sort était oublié. Les condamnés purgent désormais leurs peines à la prison centrale de Butembo », s’est-elle exprimée, dans des propos relayés par la Monusco.
Ces condamnations ne suffisent pas : Me Lydie Kake espère désormais voir non seulement les victimes recevoir des réparations, mais aussi que ces audiences soient reproduites dans d’autres localités, pour rendre justice à d’autres personnes qui ont subi des violences.
Ces audiences qui ont reçu l’appui logistique, technique et financier de la Monusco à travers ses sections d’Appui à la justice et Protection de l’enfant ainsi que du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), avaient un effet dissuasif et pédagogique, visant à mettre en évidence l’engagement de l’État et de ses partenaires, à faire respecter la loi, même dans des zones où l’insécurité semble prendre le dessus.
Guerschom Mohammed Vicci




